La Corbière

Médecine préventive

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Written by Administrator
Friday, 18 December 2009 07:30

Médecine préventiveQu’est la médecine préventive ?

C’est une démarche médicale scientifique qui s’appuie sur les recherches les plus modernes, pour mettre en œuvre une prévention des maladies, ou bien, dit autrement, pour favoriser la santé.

 

Il existe différents niveaux de prévention :

  • La prévention primaire intervient avant toute anomalie, plusieurs dizaines d’années en amont de la maladie. Par exemple corriger un déficit en caroténoïdes a une incidence validée sur un certain nombre de cancers, sur la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).
  • La prévention secondaire intervient alors qu’il n’y a que ce que l’on appelle des phénotypes déviants, sans autre signe ressenti par le patient. Il peut s’agir par exemple d’une hypertension artérielle…. Il faudra encore des années avant que cela ne se transforme éventuellement en maladie.
  • La prévention  tertiaire, quant à elle, va chercher à éviter une récidive. Cela peut être, par exemple la récidive d’un infarctus du myocarde….

C’est une médecine NON SPECIFIQUE. Cela signifie qu’elle ne s’adresse pas à une maladie ou à une autre. Elle s’adresse aux fonctionnements physiologiques qui sont au cœur de la santé, ou bien dit autrement, communs à de très nombreux mécanismes différents qui, quand ils sont déviés, peuvent induire de multiples états pathologiques différents. Par exemple, un niveau optimal de fer est aussi important pour les globules rouges et leur hémoglobine, que pour les hormones thyroïdiennes, que pour l’approvisionnement en DHA du cerveau grâce au fonctionnement correct des désaturases (enzyme métabolique)…

Comment opère la médecine préventive ?

Elle opère en s’appuyant sur la dynamique des signalisations omniprésente au cœur des fonctions physiologiques cellulaires, et par voie de conséquence, de l’organisme entier. Cette médecine préventive cherche à restaurer toute la fonctionnalité de nos molécules signal et de leur lien avec leur récepteur afin que le message approprié soit délivré et que la cellule, mais donc les organes, les tissus et les systèmes physiologiques soient opérationnels.

Que sont les molécules signal ?

Nous serions tentés de dire : TOUT !

Par exemple les hormones (thyroïdiennes, insuline, estrogène, ….), les neuromédiateurs (dopamine, sérotonine,….), les cytokines (interleukine, interféron,….), les enzymes (deta 6 désaturase, lipase, ….), mais aussi tous les antigènes (de nos microbes et virus tant honnis,….), et puis les médiateurs cellulaires (prostaglandines, leucotriènes,….) et puis encore les signaux lumineux (sur la rétine), sans oublier les signaux chimiques…..

Nous comprenons alors autrement le monde dans lequel on vit où tout est susceptible de faire sens, même ce que l’on avait pour habitude de pourchasser, de détruire, d’éradiquer.

A qui s’adresse ce signal ?

Ils s’adressent à des récepteurs car vous comprenez bien que ce n’est que ce couple "signal-récepteur" qui OPERE.

Ces récepteurs sont essentiellement sur les membranes.

La fonctionnalité des récepteurs est en lien extrêmement étroit avec la composition en acides gras, en particulier des si fameux acides gras poly-insaturés oméga 3, et avec la capacité de régulation anti-oxydante de nos systèmes anti-radicalaires.

Et alors, que propose la médecine préventive pour rendre ces signalisations opérationnelles ?

Elle se sert de la biologie (et de la clinique bien entendu, comme toute médecine, en recherchant les corrélations significatives) pour doser des paramètres sélectionnés pour leur haut degré de corrélation avec les états physiopathologiques.

Cette biologie préventive établit les « Valeurs Optimales Santé » qui sont celles qui correspondent au « Risque Relatif » de 1, qui est le plus petit de voir se développer la pathologie.

Plus la valeur retrouvée chez le patient s’éloignera de cette zone optimale, plus nombreux seront les paramètres ainsi déviants, et plus la corrélation sera importante avec la clinique, plus le risque de maladie augmentera. Le Risque Relatif sera 2 fois, 3 fois,…10 fois plus élevé alors de voir apparaître la maladie.

Bien, d’accord, vous constatez des valeurs qui ne sont pas les « valeurs santé », et comment intervenez-vous ?

C’est par :

  • l’alimentation en corrigeant principalement ce qui manque dans l’assiette (cela restaure souvent des signaux qui vont très simplement induire une diminution d’un comportement pathologique réactionnel. Par exemple l’envie de sucre anormale est souvent conséquence d’hypoglycémie par absence de petit déjeuner cohérent, ou conséquence d’une sérotonine insuffisante elle-même secondaire à un manque de fer….),
  • et par des compléments micro-nutritionnels (minéraux, vitamines, acides gras, acides aminés spécifiques, modulateurs de l’expression géniques,…),
  • ou encore par des immuno-modulateurs
  • que nous pouvons de façon étonnamment efficace restaurer ces Valeurs Optimales Santé et ainsi la fonctionnalité physiologique de notre organisme dans son environnement physique, affectif, social et certainement spirituel.

 

Last Updated ( Friday, 12 March 2010 13:10 )